Chansons de marins, d'hier et d'aujourd'hui

 

 

A LORIENT LA JOLIE

 

C'était un jeune garçon et une jeune fille
Se sont aimés sept ans, sans jamais rien se dire.

 

A Lor, à Lor, à Lor,
A Lorient la jolie


Mais au bout de sept ans, leurs petits cœurs soupirent
Les voilà morts tous deux, leurs amours sont finies.

 

A Lor, à Lor, à Lor,
A Lorient la jolie

 

Où les enterrerons-nous, ces jeunes gens jolis
Le gars au bois du blanc, la fille dans la ville.

 

A Lor, à Lor, à Lor,
A Lorient la jolie

 

Sur la tombe de la fille, on planta une vigne
La vigne a tant poussé, a recouvert la ville.

 

A Lor, à Lor, à Lor,
A Lorient la jolie

 

Il faut dix charpentiers, pour tailler cette vigne
Du bois qu'on a coupé, on en fit trois navires.

 

A Lor, à Lor, à Lor,
A Lorient la jolie

 

L'un vient tout chargé d'or, l'autre d'argenterie
Le troisième sera pour promener ma mie.

 

A Lor, à Lor, à Lor,
A Lorient la jolie

 

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ADIEU CHER CAMARADE

 

Adieu, cher camarade, adieu, faut se quitter

Faut quitter la bamboche, à bord il faut aller

En arrivant à bord, en montant la coupée

Devant l'officier d'quart, il faudra se présenter, faudra se présenter

 

Ah ! qu'elle est triste et dure la vie du matelot

On y mange que des briques, on y boit que de l'eau

On couche à la dure sur un vieux lit de camp

On fait triste figure quand on a pas d'argent, quand on n'a pas d'argent

 

Au poste de manœuvre, sur le gaillard d'avant

On nous fait mettre en ligne au pied du cabestan

Un maudit second maître, la garcette à la main

Aux ordres du premier maître, nous astique les reins, nous astique les reins

 

Dimanches et jours de fête, on nous fait travailler

Comme des bêtes de somme qui sont chez nos fermiers

Aux rations, les couganes des biscuits pleins de vers

Le quart de vin en bas, la nuit les pieds aux fers, la nuit les pieds aux fers

 

Et vous jeunes fillettes, qui avez des amants

Bourlinguant tout là-bas, à bord des bâtiments

Ah soyez leur fidèles, gardez bien votre cœur

A ces marins fidèles qui ont tant de malheurs, qui ont tant de malheurs

 

Et toi, ma pauvre mère, qu'as tu fait de ton fils

Marin c'est la misère, marin c'est trop souffrir

J'ai encore un petit frère qui dort dans son berceau

Je t'en supplie ma mère n'en fait pas un matelot, n'en fait pas un matelot

 

Et si je me marie, qu'un jour j'ai des enfants

Je leur briserai un membre avant qu'ils ne soient grands

Je ferai mon possible pour leur avoir du pain

Le restant de ma vie pour qu'ils n'soient pas marin, pour qu'ils n'soient pas marin.

 

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ADIEU MADRAS, ADIEU FOULARDS

 

Adieu foula', adieu mada's

Adieu guenda, adieu collier-chou

Dou-dou à moi, y va pa'ti'

Hélas, hélas, c'est pou' toujou'

 

Bonjou', monsieur le capitaine

Bonjou', monsieur le commandant

Moi veni' fai' an ti pétition

Pou' vous laisser doudou moin, ben à moin

 

Mademoiselle, il est t'op ta'

La consigne est déjà signée

Le navi' est su' la bouée

D'un instant, il va appa'eiller

 

Bel bateau a qui dans la 'eclade

Qui s'en doudou moin pou' mener ailleu'

Doudou à moi, y va pa'ti'

Hélas, hélas c'est pour toujou'

 

Adieu foula', adieu mad'as

Adieu guenda, adieu collier-chou

Doudou à moin , y va pa'ti'

Hélas, hélas, c'est pou' toujou'

 

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ADIEU RECOUVRANCE

 

Paroles : Louis LE CUNFF

 

En quittant Brest et Recouvrance

Adieu la France

Pour aller faire la course à l'Anglais

Chantons sans regret,

Car là-bas, dans les mers lointaines

On deviendra de grands capitaines.

 

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât de misaine,

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât d'artimon.

 

La chanson que fredonnait naguère

Ô matelot celle qui est douce à ton coeur

Dit au vent qu'l'amour vaincra la guerre

Et qu'au r'tour tu trouv'ras le bonheur

Dit au vent qu'l'amour vaincra la guerre

Et qu'au r'tour tu trouv'ras le bonheur.

 

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât de misaine,

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât d'artimon.

 

Mais l'gabier qui, dans la grand'hune

Rêve à la lune

Ne r'verra plus les côtes de France

Adieu Recouvrance

Car soudain un coup d'vent le jette

Et sur l'pont le v'là tout en miettes.

 

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât de misaine,

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât d'artimon.

 

La chanson que fredonnait ta mère

Ô mat'lot gard' la toujours dans ton cœur

Mais dans l'eau faut j'ter tout's nos chimères

Les marins n'sont pas faits pour l'bonheur

Mais dans l'eau faut j'ter tout's nos chimères

Les marins n'sont pas faits pour l'bonheur.

 

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât de misaine,

T'auras du galon mon garçon,

Mais faudra monter au mât d'artimon.

 

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AMSTERDAM

 

Paroles : Jacques BREL

 

Dans le port d' Amsterdam, y a des marins qui chantent

Les rêves qui les hantent au large d'Amsterdam

Dans le port d'Amsterdam y a des marins qui dorment

Comme des oriflammes, le long des berges mornes

Dans le port d'Amsterdam y a des marins qui meurent

Pleins de bière et de drames aux premières lueurs

Dans le port d'Amsterdam, y a des marins qui naissent

Dans la chaleur épaisse des langueurs océanes

 

Dans le port d'Amsterdam, y a des marins qui mangent

Sur des nappes trop blanches des poissons ruisselants

Ils vous montrent des dents à croquer la fortune

A décroisser la lune à bouffer des haubans

Et ça sent la morue jusque dans le cœur des frites

Que leur grosses mains invitent à revenir en plus

Puis se lèvent en riant dans un bruit de tempête

Referment leur braguette et sortent en rotant

 

Dans le port d'Amsterdam y a des marins qui dansent

En se frottant la panse sur la panse des femmes

Et ils tournent et ils dansent comme des soleils cachés

Dans le son déchiré d'un accordéon rance

Ils se tordent le cou pour mieux s'entendre rire

Jusqu'a c'que tout à coup, l'accordéon expire

Alors le geste grave alors le regard fier

Ils remontent leur batave jusqu'en pleine lumière

 

Dans le port d'Amsterdam y a des marins qui boivent

Et qui boivent et reboivent et reboivent encore

Ils boivent à la santé des putains d'Amsterdam

De Hambourg ou d'ailleurs enfin ils boivent aux dames

Qui leur donnent leur joli corps, qui leur donnent leur vertu

Pour une pièce d'or, et quand ils ont bien bu

Se plantent le nez au ciel se mouchent dans les étoiles

Et ils pissent comme je pleure sur les femmes infidèles

Dans le port d'Amsterdam

 

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AS-TU CONNU LE PERE WINSLOW

 

As-tu connu le père Winslow

Hardi mes fils, vire au guindeau

Un capitaine des grandes eaux

Give me some time to blow the man down.

 

Quand il commande son vieux bateau

Hardi mes fils, vire au guindeau

Armant en pêche au cachalot.

Give me some time to blow the man down.

 

Il est toujours sur notre dos

Hardi mes fils, vire au guindeau

Et n’dort qu’avec un oeil de clos

Give me some time to blow the man down.

 

Il donne à boire à ses matelots

Hardi mes fils, vire au guindeau

A grands coups d’barre d’anspect dans l’dos

Give me some time to blow the man down.

 

Notre graisse aura mais pas les os

Hardi mes fils, vire au guindeau

Il prendra ceux des albatros

Give me some time to blow the man down.

 

Il a deux fille, deux beaux brins d’peaux

Hardi mes fils, vire au guindeau

L’une à Paris l’autre à Bordeaux

Give me somme time to blow the man down.

 

C’est pas des filles pour Jean l’matelot

Hardi mes fils, vire au guindeau

Faut pas s’frotter au père Winslow

Give me some time to blow the man down.

 

Car au Cap Horn il fait pas chaud

Hardi mes fils, vire au guindeau

T’aurais l’abri d’un cabillot !

Give me some time to blow the man down.

 

Mais quand t’auras passé Rio

Hardi mes fils, vire au guindeau

Tu pourras compter ton magot!

Give me some time to blow the man down.

 

Ce s’ra pour Nantes ou pour Bordeaux

Hardi mes fils, vire au guindeau

Adieu la barque et l’père Winslow

Give me some time to blow the man down.

 

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AU 31 DU MOIS D'AOÛT

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

Au 31 du mois d'août

Nous vîmes venir sous l'vent à nous

Une frégate d'Angleterre

Qui fendait la mer et les flots

C'était pour attaquer Bordeaux

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

Le commandant du bâtiment

Fit appeler son lieutenant

Lieutenant te sens-tu capable

Dis-mois te sens-tu assez fort

Pour prendre l'anglais à ton bord

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

Le lieutenant fier et hardi

lui répondit capitaine oui

Faite branle bas à l'équipage

Je vas hisser no't pavillon

Qui rest'ra haut nous l'jurons

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

Le maître donne un coup de sifflet

Pour faire monter les deux bordées

Tout est paré pour l'abordage

Hardis gabiers, fiers matelots

Braves canonniers, mousses, petiots

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

Vire lof pour lof en arrivant

Je l'abordions par son avant

A coups de haches d'abordage

De pique, de sabre, de mousquetons

En trois cinq sec je l'arrimions

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

Que dira-t-on du grand rafiot

A Brest, à Londres et à Bordeaux

Qu'a laissé prendre son équipage

Par un corsaire de dix canons

Lui qui en avait trente et si bons

 

Buvons un coup, buvons en deux

A la santé des amoureux

A la santé du roi de France

Et merde pour le roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre

 

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AVEC JEAN BART

 

Avec Jean Bart s'en sont allés

Ohé du mousse, le vent te pousse

Avec Jean Bart s'en sont allés

Gars de Dunkerque et de Calais

Pour sur la mer battre l'Anglais

 

Chante le vent ohé ého

Hisse la voile fier matelot

 

Voguèrent alors nuit et jour

Ohé du mousse, le vent te pousse

Voguèrent alors nuit et jour

Et déjà parlaient de retour

Quand l'Anglais parut à l'entour.

 

Chante le vent ohé ého

Hisse la voile fier matelot

 

Les attaquèrent en chant

Ohé du mousse, le vent te pousse

Les attaquèrent en chant

Tuant, fendant, décapitant

Sans même faiblir un instant.

 

Chante le vent ohé ého

Hisse la voile fier matelot

 

Au soir sur le flot apaisé

Ohé du mousse, le vent te pousse

Au soir sur le flot apaisé

Flottait au haut du grand hunier

Le pavillon fleurdelisé.

 

Chante le vent ohé ého

Hisse la voile fier matelot

 

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BRASSONS BIEN PARTOUT CARRE

 

A Nantes, à Nantes, vient d'arriver

Un beau trois-mâts chargé de blé

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

Au quai d'la fosse est amarré

Le beau trois-mâts chargé de blé

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

Joli marin, gentil gabier

Combien vendez-vous la perrée?

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

Pour vous la belle c'est à gagner

Par trois nuits de partie carrée

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

Joli marin, gentil gabier

J'connais pas la partie carrée

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

La belle, je vous l'apprendrai

Dans un joli grand lit carré

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

Joli marin, j'voudrais y aller

Dans ton joli trois-mâts carré

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

La belle, sur le trois-mâts carré

On n'embarqu' pas d'poulies coupées

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

D'San Francisco à Valparaiso

J'enverrai mon trois-mâts carré

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

Dans un' tempête il a sombré

Le beau trois-mâts chargé de blé

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

En talisman d'fidélité

Au quai d'la fosse est exposé.

 

Au bras d'tribord arrière

Brassons bien partout carré

Nous sommes plein vent arrière.

 

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BRAVE MARIN

 

Brave marin revient de guerre

Tout doux

Tout mal chaussé, tout mal vêtu

Brave marin, d'où reviens-tu

Tout doux

 

Madame, je reviens de guerre

Tout doux

Apportez ici le vin blanc

Que le marin boit en passant

Tout doux

 

Brave marin se met à boire

Tout doux

Se met à boire et à chanter

La belle hôtesse soupirait

Tout doux

 

Dites-moi donc la belle hôtesse

Tout doux

Regrettez-vous votre vin blanc

Que le marin boit en passant

Tout doux

 

C'est pas mon vin que je regrette

Tout doux

Mais c'est la mort de mon mari

Monsieur, vous ressemblez à lui

Tout doux

 

Dites-moi donc la belle hôtesse

Tout doux

Vous aviez de lui trois enfants

Et j'en vois quatre à présent

Tout doux

 

On m'a écrit de ses nouvelles

Tout doux

Qu'il était mort et enterré

Et je me suis remariée

Tout doux

 

Brave marin vida son verre

Tout doux

Brave marin vida son verre

Sans remercier et en pleurant

S'en retourna au bâtiment

Tout doux

 

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CAPITAINE ABANDONNE

 

Paroles : J. Cardona

 

Ouh, ouh, ouh
Ils sont partis pour gagner
Ouh, ouh, ouh
Ils ne sont jamais rentrés
Les rugissants du Pacifique
Des remous des tors en Afrique
Ont brisé les rêves magiques
Où ils sont tombés

Ouh, ouh, ouh
Vers quel océan secret
Ouh, ouh, ouh
Le vent les a emportés
Ils ont retrouvé la lumière
Ou
La liberté

Ohé, ohé, capitaine abandonné
Ohé, ohé, met des ailes à ton voilier
Sonné, sonné, les sirènes au vent salé
Sonné, sonné la dernière traversée

Ouh, ouh, ouh
Si tu sais mieux qu'ton frère aîné
Ouh, ouh, ouh
Tu peux toujours te faire embarquer
Mais si la tempête t'enlève
A l'heure où ton rêve s'achève
Garde bien ces mots sur tes lèvres
Ou
Ta liberté

Ohé, ohé, capitaine abandonné
Ohé, ohé, met des ailes à ton voilier
Ohé, ohé, capitaine abandonné
Ohé, ohé, met des ailes à ton voilier
Ohé, ohé, capitaine abandonné
Ohé, ohé, met des ailes à ton voilier
Sonné, sonné, les sirènes au vent salé
Sonné, sonné la dernière traversée
Ohé, ohé, capitaine abandonné
Ohé, ohé, met des ailes à ton voilier
Sonné, sonné, les sirènes au vent salé
Sonné, sonné la dernière traversée

 

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C'EST L'APPEL DE LA MER

 

Nous étions trois marins de Groix, Ah!

Embarqués sur le saint François

 

Il vente, il vente,

C'est l'appel de la mer qui nous tourmente.

 

Le mousse est allé prendre un ris

Un paquet de mer l'aura pris.

 

Il vente, il vente,

C'est l'appel de la mer qui nous tourmente.

 

On n'a retrouvé que son chapeau

son garde pipe son couteau.

 

Il vente, il vente,

C'est l'appel de la mer qui nous tourmente.

 

Sa pauvre maman s'en est allée

Prier à sainte Anne d'Auray.

 

Il vente, il vente,

C'est l'appel de la mer qui nous tourmente.

 

Sainte Anne, rendez moi mon garçon

Il était jeune, il était blond.

 

Et sainte Anne lui répondit :

Tu le verras en paradis.

 

Il vente, il vente,

C'est l'appel de la mer qui nous tourmente.

 

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CHANTONS POUR PASSER LE TEMPS

 

Paroles : Le gars Camus

 

Chantons pour passer le temps

Les amours passés d'une belle fille

Chantons pour passer le temps

Les amours passés d'une fille de quinze ans

Aussitôt qu'elle fut promise

Aussitôt elle changea de mise

Et prit l'habit de matelot

Et vint s'embarquer à bord du navire

Et prit l'habit de matelot

Et vint s'embarquer à bord du bateau

 

Le capitaine du bâtiment

D'avoir à son bord un si beau jeune homme

Le capitaine du bâtiment

Le fit monter sur l'gaillard d'avant

Beau matelot, ton joli visage

Tes beaux yeux, ton joli corsage

Me font toujours me rappeler

Mes amours passés avec une belle

Me font toujours me rappeler

A une beauté du port de Lorient

 

Mon capitaine assurément

Vous me badinez, vous me faites rire

Je n'ai ni frères ni parents

Et ne suis pas né au port de Lorient

Je suis né à la Martinique

Je suis même un enfant unique

Et c'est un vaisseau hollandais

Qui m'a débarqué au port de Dunkerque

Et c'est un vaisseau hollandais

Qui m'a débarqué au port de Calais

 

Ayant navigué sept ans

Sur le même bateau sans se reconnaître

Ayant navigué sept ans

Se sont reconnus au débarquement

Puisque enfin l'amour nous rassemble

Nous allons nous marier ensemble

L'argent que nous avons gagné

Il nous servira pour notre ménage

L'argent que nous avons gagné

Il nous servira dans notre ménage

 

Celui qu'a fait la chanson

C'est le gars Camus, gabier de misaine

Celui qu'a fait la chanson

C'est le gars Camus, gabier d'artimon

Oh matelot hisse la grande voile

Au cabestan, que tout le monde y soit

Et vire, et vire vire donc

Sinon t'auras pas d'vin dans ta gamelle

Et vire, vire vire donc

Sinon t'auras pas d' vin dans ton bidon

 

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DANS LE PORT, IL EST ARRIVE

 

Dans le port il est arrivé

Un navire en cuivre doublé

Que personne n'a visité

Que la fille d'un conseiller.

 

Par ma foi j'donnerai bien cinq sous

Pour passer la barque avec elle.

 

Que personne n'a visité

Que la fille d'un conseiller.

Dans un canot ayant sauté,

Elle dit: Nage à aborder.

 

Par ma foi j'donnerai bien cinq sous

Pour passer la barque avec elle.

 

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DES QUE LE VENT SOUFFLERA

 

Paroles : Renaud SECHAN

 

C'est pas l'homme qui prend la mer

C'est la mer qui prend l'homme

Moi la mer elle m'a pris

J'me souviens un mardi

 

J'ai troqué mes santiags

Et mon cuir un peu zone

Contre une paire de dock side

Et un vieux ciré jaune

 

J'ai déserté les crasses

Qui m'disaient, soit prudent

La mer c'est dégueulasse

Les poissons baisent dedans

 

Dès que le vent soufflera, je repartira

Dès que les vent tourneront, nous nous en allerons

 

C'est pas l'homme qui prend la mer

C'est la mer qui prend l'homme

Moi la mer elle m'a pris

Au dépourvu, tant pis...

 

J'ai eu si mal au cœur

Sur la mer en furie

Qu'j'ai vomis mon quatre heure

Et mon minuit aussi

 

J'me suis cogné partout

J'ai dormi dans des draps mouillés

Ca m'a coûté des sous

C'est de la plaisance, c'est le pied

 

Dès que le vent soufflera, je repartira

Dès que les vents tourneront, nous nous en allerons

 

C'est pas l'homme qui prend la mer

C'est la mer qui prend l'homme

Mais elle prend pas la femme

Qui préfère la campagne

 

La mienne m'attend au port

Au bout de la jeté

L'horizon est bien mort

Dans ses yeux délavés

 

Assise sur une bitte

D'amarrage, elle pleure

Son homme qui la quitte

La mer c'est son malheur

 

Dès que le vent soufflera, je repartira

Dès que les vent tourneront, nous nous en allerons

 

C'est pas l'homme qui prend la mer

C'est la mer qui prend l'homme

Moi la mer elle m'a pris

Comme on prend un taxi

 

Je f'rai le tour du monde

Pour voir à chaque étape

Si tous les gars du monde

Veulent bien m'lacher la grappe

 

J'irai aux quatre vents

Foutre un peu le boxon

Jamais les océans

N'oublieront mon prénom

 

C'est pas l'homme qui prend la mer

C'est la mer qui prend l'homme

Moi la mer elle m'a pris

Et mon bateau aussi...

 

Il est fier mon navire

Il est beau mon bateau

C'est un fameux trois mats

Fin comme un oiseau hisse ho

 

Mais Tabarly, Pajot

Kersauzon, Riguidel

Naviguent pas sur des cageots

Ni sur des poubelles

 

Dès que le vent soufflera, je repartira

Dès que les vents tourneront, nous nous en allerons

 

C'est pas l'homme qui prend la mer

C'est la mer qui prend l'homme

Moi la mer elle m'a pris

Je m'souviens un vendredi

 

Regardez votre enfant

Il est parti marin

Je sais c'est pas marrant

Mais c'était son destin

 

Ne pleures plus ma mère

Ton fils est matelot

Ne pleures plus mon père

Je vais au fil de l'eau

 

Dès que le vent soufflera, je repartira

Dès que les vents tourneront, nous nous en allerons

 

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DU RHUM DES FEMMES ET D'LA BIERE

 

Paroles : Soldat LOUIS

 

Du rhum des femmes et d'la bière nom de Dieu

Un accordéon pour valser tant qu'on veut

Du rhum des femmes c'est ça qui rend heureux

Que l'diable nous emporte on a pas trouvé mieux

Oh, on a rien trouvé de mieux

 

Hello captain fait briller tes galons

Et reste bien au chaud quand on gèle sur le pont

Nous c'est not' peine qui nous coule sur le front

Alors tient bien les rennes tu connais la chanson

 

Du rhum des femmes et d'la bière nom de Dieu

Un accordéon pour valser tant qu'on veut

Du rhum des femmes c'est ça qui rend heureux

Que l'diable nous emporte on a pas trouvé mieux

Oh, on a rien trouvé de mieux

 

Ca fait une paye qu'on a pas touché terre

Et même une paye qu'on s'tape des gonzesses en poster

Tant pis pour celle qui s'pointera la première

J'lui démonte la passerelle, la cale, la dunette arrière

 

Du rhum des femmes et d'la bière nom de Dieu

Un accordéon pour valser tant qu'on veut

Du rhum des femmes c'est ça qui rend heureux

Que l'diable nous emporte on a pas trouvé mieux

Oh, on a rien trouvé de mieux

 

Tout est gravé quelque part sur ma peau

Tellement qu'en ai les bras comme des romans photo

Blessure de guerre cul de bouteille coup d'couteau

Tant qu'il y aura des comptoirs on aura des héros

 

Du rhum des femmes et d'la bière nom de Dieu

Un accordéon pour valser tant qu'on veut

Du rhum des femmes c'est ça qui rend heureux

Que l'diable nous emporte on a pas trouvé mieux

Oh, on a rien trouvé de mieux

 

Trois milles du cap c'est les foies c'est les glandes

Quand t'as l'coeur qui dérape et les tripes qui fermentent

J'essaie d'penser aux claques aux filles qui s'impatientent

Pas au bateau qui craque entre deux déferlantes

 

Du rhum des femmes et d'la bière nom de Dieu

Un accordéon pour valser tant qu'on veut

Du rhum des femmes c'est ça qui rend heureux

Que l'diable nous emporte on a pas trouvé mieux

Oh, on a rien trouvé de mieux

 

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ENCORE ET HOP

 

Encore et hop et vire

Encore et hop et vire, vire

Encore un coup

 

Hardi les gars l'ancre est dans les fonds

Hardi les gars, maillon par maillon

Hardi les gars nous l'arracherons

Les gars si nous virons.

 

C'est pas l'moment les gars d'être saouls

C'est pas l'moment d'avoir les bras mous

C'est pas l'moment d'plier les genoux

Les gars, faut virer tout.

 

L'ancre est à pic on va déraper

L'ancre est à pic, la mer a lâché

L'ancre est à pic, des mains des pieds

Les gars il faut virer

 

Encore un coup, c'est pour le retour

Encore un coup, enlève le plus lourd

Encore un coup, c'est dernier tour

Les gars, virons toujours

 

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ENCORE UN RHUM

 

Paroles : SOLDAT LOUIS

 

Encore un rhum

Et puis un rhum

Pour s'mettre la tête

Cap sur Babylone

Patron sers-moi un rhum

 

Toi l'môme écrase un peu

Me gueulait toujours mon vieux

Lui y'a qu'en mer qu'i'buvait pas

Un pied à terre rattrapait ça

 

Gonflant un peu mon n'veu

Pas cool si tu comprends mieux

Pourtant parfois j'sais pas pourquoi

Quand ça prenait i'm'racontait

 

Encore un rhum

Et puis un rhum

Pour s'mettre la tête

Cap sur Babylone

Patron sers-moi un rhum

 

A 14 ans la mine

18 ans encore la mine

Collé une tête au contremaître

Pas trop son truc le genre trouduc'

 

Voyait pas bien l'avenir

Pas clean si ça t'fait plaisir

Dans la marine on voit aut'chose

Y'a des frangines pas d'silicose

 

Encore un rhum

Et puis un rhum

Pour s'mettre la tête

Cap sur Babylone

Patron sers-moi un rhum

 

Les glandes i's'fait la marchande

Tous les bordels qui l'attendent

Vas-y qu'j'm'assomme que j'fume l'opium

J'prends des bitures de toutes natures

 

Il aimait ça le vieux

C'était son trip si t'aimes mieux

I's'prenait Dieu entre quat'z'yeux

Pour qu'il assure en cas d'coup dur

 

Encore un rhum

Et puis un rhum

Pour s'mettre la tête

Cap sur Babylone

Patron sers-moi un rhum

 

Si tu m'entends là-haut

Fallait bien qu'tu saches mat'lot

Que j't'ai dans le coeur mille fois par heure

Et qu'ça rend triste

Ton grand con d'fils

 

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ENFANT DU VOYAGE

 

Enfant du voyage

Ton lit c'est la mer