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Chansons de marins, d'hier et d'aujourd'hui Mais après tout Qu'est-ce qu'on s'en fout Qu'est-ce qu'on s'en fout Tra la la après une plongée rapide Tu auras cessé de vivre A mille mètres au fond des mers Ce sera ton cimetière Ils sont sur des mers étrangères Des pauvres gars dont les matafs, dont les matafs Qui chaque jour risquent leur vie Sous-marinier oui nous voilà, oui nous voilà Pour faire partie de cette élite Il faut savoir boire et manger, boire et manger Comme on n'est pas certain de vivre Il faut savoir en profiter, en profiter Mais après tout Qu'est-ce qu'on s'en fout Qu'est-ce qu'on s'en fout Tra la la après une plongée rapide Tu auras cessé de vivre A mille mètres au fond des mers Ce sera ton cimetière Mais comme on n'a jamais eu de veine Le sous-marin ne remontra pas, ne remontra pas Au bout de huit jours plus d'une semaine Dans les journaux on trouvera, on trouvera Tous ces petits gars ces prolétaires Qui par amour pour leur bateau, pour leur bateau Ont un beau jour quitté leur mère Pour s'en aller au fond des flots, au fond des flots Mais après tout Qu'est-ce qu'on s'en fout Qu'est-ce qu'on s'en fout Tra la la après une plongée rapide Tu auras cessé de vivre A mille mètres au fond des mers Ce sera ton cimetière Mais si un jour la vie s'arrête Ta fiancée n'en mourra pas, n'en mourra pas Au bout de six mois, plus d'un semestre Un autre gars elle trouvera, elle trouvera Et ta pauvre mère ignorante A tout ce mal qui l'a comblée, qui l'a comblée A la messe ira le dimanche Se recueillir et pour prier, et pour pleurer Mais après tout Qu'est-ce qu'on s'en fout Qu'est-ce qu'on s'en fout Tra la la après une plongée rapide Tu auras cessé de vivre A mille mètres au fond des mers Ce sera ton cimetière
Paroles : Gaston COUTE Y faut qu' tout l'monde mange ici bas C'est-y pas vrai Y faut qu' tout l'monde mange ici bas C'est-y pas vrai, les terre-neuvas Nous autres si on part sur l'bateau C'est-y pas vrai C'est pour faire manger nos petiots C'est-y pas vrai les Terre-neuvas Parfois l'un d'nous tombe à la mer C'est-y pas vrai Comme dans une grande gueule affamée C'est-y pas vrai les Terre-neuvas Tant pis pour lui le pauv'garçon C'est-y pas vrai Faut qu'ils mangent aussi les poissons C'est-y pas vrai les Terre-neuvas Les ceusses qui restent après ça C'est-y pas vrai S'mettent à pêcher ces poissons la C'est-y pas vrai les Terre-neuvas S'mettent à pêcher avec ardeur C'est-y pas vrai C'est pour engraisser l'armateur C'est-y pas vrai les Terre-neuvas Il faut qu'tout l' monde mange ici bas C'est-y pas vrai Y'a qu'nos petiots qui ne manges pas C'est-y pas vrai les Terre-neuvas Puisqu'on ne peche pas su'l' bateau C'est-y pas vrai De quoi faire manger nos petiots C'est-y pas vrai les Terre-neuvas Alors qu'est-ce qu on va foutre là-bas C'est-y pas vrai Alors qu'est-ce qu' on va foutre Là-bas C'est-y pas vrai les Terre-neuvas On va péché avec not' coeur C'est-y pas vrai C'est pour engraisser l'armateur C'est-y pas vrai les Terre-neuvas
Nous étions deux, nous étions trois Nous étions trois marins de Groix Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Mon matelot, le mousse et moi Embarqués sur le Saint François Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Vint à venter grains de noroît A faire céder notre mât Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Jean-Pierre, dis-je, matelot Serrer d'la toile qu'il nous faut Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Ce failli temps mollira pas Je prends la barre, vas-y mon gars Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Il est allé pour prendre un ris Un coup de mer l'aura surpris Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Au jour j'ai revu son sabot Il flottait seul là-bas sur l'eau Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Il n'a laissé sur not' bateau Qu'un vieux bonnet et son couteau Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère Plaignez mon pauvre matelot Sa femme avec ses trois petiots Mon tra déritra la la la Mon tra déritra la lère
Dans mon sac de matelot J'ai mis tout c'que j'avais de plus beau Souvenirs de tous pays Bouteilles de rhum et de whisky Une montre qui ne marche pas Ma pipe et mon tabac J'y ai mis l'harmonica Qu'j'avais acheté à Malaga Refrain : Avec mon harmonica, je souffle le voile A l'harmonica, l'harmonica Pour naviguer la polka, écoutez ça les gars Faut faire l'harmonica Il m'accompagne partout Une chanson prête à chaque trou Il sait des tas de refrains Dont la plupart sont des marins A bord pendant les quarts, à bord Il fait rêver les gars Il leur parle de la terre Et du pays de leurs amours Du temps où j'étais pas manchot Il faisait la cour dans les pays chaud A une sombre beauté Qui n'voulait pas s'laisser tenter Sa peau et son corps était noirs Elle ne voulait rien savoir J'lui ai dit qu'j'étais matelot Elle a criée : "Je suis perdue" Cui qu'à composé cette chanson C'est Henri Jacques, matelot de pont Si elle est à votre goût Les gars faut lui payer un coup Avec sa mine de trafiquant Faut lui rincer les dents Offrez-lui un coup d'taffia Et j'vous jure bien, il le boira
Paroles : François BUDET Ils reviennent encore à l'heure des marées S'asseoir sur le muret, le long de la jetée Ils regardent encore au delà de Bréhat Respirant le parfum du vent qui les appelle Mais il est révolu le temps des Terres Neuvas La race des marins, chez nous ne s'en va pas Loguivy de la mer, Loguivy de la mer Tu regardes mourir les derniers vrais marins Loguivy de la mer, au fond de ton vieux port S'entassent les carcasses des bateaux déjà morts Ils ont connu le temps où la voile était reine Ils parlent des haubans, des focs et des misaines De tout ce qui à fait le charme de leur vie Et qui qu'ils emporteront avec eux dans l'oubli Mais s'il s'est révolu le temps des cap-horniers Il reste encore chez nous d'la graine d'aventurier Loguivy de la mer, Loguivy de la mer Tu regardes mourir les derniers vrais marins Loguivy de la mer, au fond de ton vieux port S'entassent les carcasses des bateaux déjà morts Je n'ai jamais su dire ce que disent leur yeux Perdus dans ce visage buriné par le vent Ces beaux visages d'hommes, ces visages de vieux Qui savent encore sourire et dire à nos vingt ans Remettez vos cabans, et rompez les amarres Allez-y l'avant, mais tenez bon la barre. Loguivy de la mer, Loguivy de la mer Tu regardes mourir les derniers vrais marins Loguivy de la mer, au fond de ton vieux port S'entassent les carcasses des bateaux déjà morts
Marin ta peau est douce emmène moi Je veux revivre mon enfance Marin, je vais mourir emporte moi Je veux rentrer à Recouvrance J'ai vu le port de Barcelone Les bouges d'Anvers et de Tanger A qui m'achète je me donne Et tant qu'au mousse qu'au gabier Marin c'est ma dernière escale Une heure encore et c'est fini Je ne verrai plus les draps sales Et les murs crasseux des garnis. Je sais Shanghai et Sumunan Et Liverpool et Macao Tous les bordels d'Amsterdam Et tous les claques de Rio Marin, mes bas sont ton escale Pendant une heure, pendant huit jours Viens oublie tout, viens mets les voiles Vers la plus belle des amours On m'a vendue à Baltimore Et rachetée à Saigon A qui voulait de mes trésors Je n'ai jamais su dire non Marin, c'est ma dernière escale Ne t'en vas pas j'ai bien trop mal Si tu savais comme j'ai mal Si tu savais comme j'ai froid.
C'était un bateau qu'était grand qu'était beau Ohé les matelots ! Il fendait les vagues, il fendait les flots Ohé les matelots ! Sur la mer immense chantaient les matelots. Partit en voyage aux pays lointains, Ohé les matelots ! L'épée de Saint Jacques montrait le chemin Ohé les matelots ! Sur la mer immense voguaient les matelots. Un soir la tempête survint brusquement Ohé les matelots ! Et tout l'équipage luttait dans le vent Ohé les matelots ! Sur la mer immense, luttez les matelots ! Le vent à soufflé quatre jours et trois nuits Ohé les matelots ! Et dans la tempête se sont endormis Ohé les matelots ! Sous la mer immense dormaient les matelots.
Paroles : SOLDAT LOUIS Devant l'éternel j'vous jure que j'en ai vu Des grandes, des belles, des moches et des tordues Tous les ports du monde ont chacun la leur Celle qui vous plombent à 100 dollars de l'heure Y'en a toujours une pour t'emballer le cœur Une qu'est plus douce plus gentille qu'ses consœurs Qui t'dit c'est ok, parfois je t'aime Une qui t'promet d'attendre que tu reviennes Mais qui s'gêne pas pour y r'tourner quand même Martiniquaise partie niquer Une Angolaise partie se faire angoler Une Thaïlandaise faîte pour tailler Une Mexicaine excitant l'mec cité Dans ces bordels je peux dire que j'ai aimé Les jouvencelles comme les vielles édentées Pourvu qu'ça respire et pis qu'ça bouge Et qu'ca m'fasse rire sinon c'est l'carton rouge Mais chaque fois y'a une p'tite qu'est pas pareille Qu'a les yeux plus grands qu'la mer et le ciel Qui t'prend toute la tête comme un soleil Qui t'fait la fête, qui connaît pas l'sommeil Qui t'rend ta tête en prenant ton oseille Armoricaine armoirisée Une Brésilienne qui s'appelait Roger Une Sicilienne qu'avait pas de frères Une Irlandaise terminée à la bière J'en ai tellement fait dans tous les pays J'ai l'impression d'naviguer rue de Saint-Denis De toutes les couleurs, de toutes les races Y'a des p'tites soeurs qui ont laissées des traces A chaque escale le grand amour m'attend Quand j'craque j'fais pas semblant, je saute dedans Pour peu qu'j'tienne une caisse, qu'j'y pense trop fort J'suis comme un clebs fidèle jusqu'à le mort A la tigresse qui s'occupe de mon corps Bergère Allemande qui aboyait Une portugaise qu'avait 60 balais Une Égyptienne qui f'sait les fouilles Une vénérienne qui refilait la chtouille Cap sur les îles, cap sur les colonies Une beauté black et j'repeuple les Antilles Quelques chose s'enflamme à chaque fois Pour une de ces dames j'ferais n'importe quoi Pt'être même bien que j'arrêterais d'picoler D'être marin et dev'nir quincaillier Ne plus avoir qu'elle comme ciel de lit Lui dire qu'elle est belle et qu'c'est pour la vie Oublier le bordel indefinitly Une Londonienne qu'était toute molle Et une Tartare absolument mongole Une Suédoise qui suait dur Une miss Pôle nord ou un phoque j'suis pas sûr
Matelot puisqu'il fait bon vent Poussons ce soir la chansonnette Matelot puisqu'il fait bon vent Montons tous chanter sur l'avant Et le chant du gaillard d'avant Montera jusqu'à la dunette Et le chant du gaillard d'avant Égayera tout le bâtiment
Paroles : Michel TONNERRE Dans la côte à la nuit tombée On chante encor' sur les violons Au bistrot sur l'accordéon C'est pas la bière qui t'fait pleurer Et l'accordéon du vieux Joe Envoie le vieil air du matelot, Fout des embruns au fond des yeux, Et ça t'reprend chaque fois qu'il pleut. Mon p'tit garçon mets dans ta tête Y'a qu'les chansons qui font la fête Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne J'en ai vu pousser des rengaines De Macao à la Barbade Ça fait un' paye que j'me balade, Et l'temps qui passe a fait au vieux Une bordée d'rides autour des yeux. Allez, Joe, joue-nous d'l'irlandais Qu't'as appris quand tu naviguais Pendant ton escale à Galway Du temps où t'étais tribordais. Du temps où c'était pas la joie D'veiller au grain dans les pavois Les mains coupées au vent glacé Sans même la force de fredonner. Mon p'tit garçon mets dans ta tête Y'a qu'les chansons qui font la fête Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne J'en ai vu pousser des rengaines De Macao à la Barbade Ça fait un' paye que j'me balade, Et l'temps qui passe a fait au vieux Une bordée d'rides autour des yeux. Et y'a le temps qui mouille au-dehors Dans la toiture y'a l'vent du nord Les yeux des filles belles à aimer Et la chanson qui t'fait pleurer. Et même si t'as pas navigué T'as le droit d'boire avec les autres T'es quand même un frère de la côte Et t'as même le droit d' la gueuler. Mon p'tit garçon mets dans ta tête Y'a qu'les chansons qui font la fête Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne J'en ai vu pousser des rengaines De Macao à la Barbade Ça fait un' paye que j'me balade, Et l'temps qui passe a fait au vieux Une bordée d'rides autour des yeux. Quand on s'ra saouls comme des bourriques On ira chanter sur les quais En rêvant des filles du Mexique Les chants des navires négriers: "Hal' sur la bouline, envoyez ", "Quand la boiteuse va t'au marché" "Quand on virait au cabestan", Et toutes les vieilles chansons d'antan. Mon p'tit garçon mets dans ta tête Y'a qu'les chansons qui font la fête Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne J'en ai vu pousser des rengaines De Macao à la Barbade Ça fait un' paye que j'me balade, Et l'temps qui passe a fait au vieux Une bordée d'rides autour des yeux.
N'ENTENDS TU PAS SOUS TA FENETRE N'entends tu pas sous ta fenêtre Celui qui t'aime, ton quartier-maître Je reviens du Tonkin ou j'ai fini Heureux de te revoir ma jolie J'ai quitter ma belle tonkinoise C'est pour toi ma charmante Françoise Tu étais la plus belle de l'île Loin de toi je n'étais pas tranquille Pour toi j'ai ramené de belles choses De beaux foulards de soie, des blancs des roses Un singe, une guenon, un éventail Tout ça des souvenirs de Shanghai J'ai quitter ma belle tonkinoise C'est pour toi ma charmante Françoise Tu étais la plus belle de l'île Loin de toi je n'étais pas tranquille Si tu veux au cœur de l'île rousse Je te promènerai en pousse-pousse Je te ferai connaître savamment Ces lieux que les chinois adorent tant J'ai quitter ma belle tonkinoise C'est pour toi ma charmante Françoise Tu étais la plus belle de l'île Loin de toi je n'étais pas tranquille Si tu ne descends pas alors je monte Surtout ne rougis pas et n'ai pas honte J'ai attendu longtemps pour te revoir Je ne voudrai pas rester seul ce soir J'ai quitter ma belle tonkinoise C'est pour toi ma charmante Françoise Tu étais la plus belle de l'île Loin de toi je n'étais pas tranquille
Nous étions trois marins Tous trois natifs de Nantes lan la Nous nous sommes embarqués Pour les côtes d'Angleterre lan la La mer était mauvaise Les vents étaient contraire lan la Ils nous ont rejetés Sur les côtes de Cornouaille lan la Près d'un moulin à vent Nous avons fait naufrage lan la Dans ce moulin l'y a Trois jeunes demoiselles lan la La plus jeune des trois Nous fit la révérence lan la Sitôt qu'elle m'a vu M'a dit Je suis bien aise lan la Je lui ai demandé D'où vient la connaissance lan la Ne te souviens-tu pas De la ville de Nantes lan la A Nantes et au marché A choisir les bagues lan la Bagues d'or et d'argent Parlant de mariage lan la Marions-nous tous deux Mettons-nous en ménage lan la Nous coucherons dans un lit carré Tout gréé de dentelles lan la Aux quatres coins du lit Il y a quatre pomme d'oranges lan la Mais dans le milieu du lit Le rossignol y chante lan la
Hardi les gars, vire au guindeau Good bye
farewell ! Good bye farewell ! Hardi les gars, adieu Bordeaux Hourrah
! Ho Mexico ! Ho ! Ho
! Ho ! Au Cap Horn il ne fera pas chaud Haul away Hé ! Ou la tchalez ! A faire la pêche au cachalot ! Hale, matelot
! Hé ! Ho ! Hisse ! Hé ! Ho ! Plus d'un y laissera sa peau Good bye
farewell ! Good bye farewell ! Adieu misère, adieu bateau Hourrah
! Ho Mexico ! Ho ! Ho
! Ho ! Puis nous irons à Valparaiso Haul away Hé ! Ou la tchalez ! Où d'autres laisseront leurs os ! Hale, matelot
! Hé ! Ho ! Hisse ! Hé ! Ho ! Ceux qui r'viendront, pavillon haut Good bye
farewell ! Good bye farewell ! C'est premier brin de matelot Hourrah
! Ho Mexico ! Ho ! Ho
! Ho ! Pour la bordée ils seront à flot Haul away Hé ! Ou la tchalez ! Bons pour le rack, la fille, le couteau Hale, matelot
! Hé ! Ho
! Hisse ! Hé ! Ho !
Nous sommes marins au long cours Embarqués sur le Marlboro A charge de coton et de viande A route de nouvelle Zélande Sommes partis à Litteltown Sous ordre du capitaine Anderson Quand un coup de nord est méchant Nous surpris sans l'abri sous l'vent Notre misère de tous les jours C'est notre pain quotidien Notre misère de demain Elle prend corps avec le jour Avons lutté journées entières Nuits et jours traînant sur le pont Sans cesse balayé par la mer Avons touché sur les hauts fonds Pour me conduire sur les flots J'ai pris Bretagne pour bateau Sa misère et son gouvernail Sa liberté gonfle les voiles Notre misère de tous les jours C'est notre pain quotidien Notre misère de demain Elle prend corps avec le jour Fils de Lande Ne soit pas sourd à la légende Écoute Bretagne t' appelle Demain renaîtra Jean Chapelle Le barde des causes perdues Et un barde qui perdu la vue Au temps des fleurs et des semailles Au temps des champs vêtus de paille Notre misère de tous les jours C'est notre pain quotidien Notre misère de demain Elle prend corps avec le jour Sommes morts de froid et de faim Assis sous le gaillard avant Huit hommes avec le lieutenant Dans cette foutue purée de poix Rejaunis l'ajonc, sur la lande Pour redorer notre blason Rajeunis L'hermine de légende Elle flotte au grand mât d'Artimon Notre misère de tous les jours C'est notre pain quotidien Notre misère de demain Elle prend corps avec le jour
Paroles : J.F. LE HOUX Voici mon navire qui nage Il vient en ce havre aborder Je lui donne toujours sa charge De bon vin, si j'en puis trouver Les bons garçons de ce rivage M'attendraillent pour leur en donner Mais par les pillards et l'orage Las ! j'ai tout perdu sur la mer Sur la mer sujette à naufrage Je ne veux plus me hasarder Des taulpes dessus l'héritage J'aime mieux boire et me loger Donnez, pour le mettre en courage A boire au pauvre marinier Les compagnons du navigage Ne les veuillez pas oublier
Dans ton caban bleu et blanc Tu es rentré sans savoir comment As réussi à passer la coupée Petit marin il est l'heure d'aller te coucher Tes yeux se voilent Tu as au moins trois grammes Tu es plein, enivré Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter Et demain matin petit marin Quand tu auras cuvé ton vin Tu remettra ça, sans savoir pourquoi Petit marin tu es un sacré raisin Tes yeux se voilent Tu as au moins trois grammes Tu es plein, enivré Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter Et dans dix ans petit marin Tu te diras comme le temps est loin Où je pouvais mettre dans mon nez Sans que mes mains tristement se mettent à trembler Tes yeux se voilent Tu as au moins trois grammes Tu es plein, enivré Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter Et dans trente ans petit marin Touque après touque tu auras fait ton chemin Sans te soucier si ça te fait du mal Petit marin tu finiras à l'arsenal Tes yeux se voilent Tu as au moins trois grammes Tu es plein, enivré Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter
Jean François pour aller au bal s'habille en amiral Bottes et casaques, chapeau ciré Jean François est paré Savez vous les gars danser, danser la polka Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser Le vent qui souffle de partout accorde son biniou Il ne sait pas beaucoup d'refrain Mais ils sont tous marins Savez vous les gars danser, danser la polka Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser La mer a du boire un coup d'trop elle qui ne boit que de l'eau Elle saute à tort et à travers La chemise à l'envers Savez vous les gars danser, danser la polka Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser A coup de roulis à coup de tangage les matelots assoupis Vont en mesure et bord sur bord Avec le bout dehors Savez vous les gars danser, danser la polka Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser Ça manque de femmes mais on s'en fout on est mieux entre nous Les filles malgré leur bon coup de rein N'ont pas le pied marin Savez vous les gars danser, danser la polka Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser
Prends le large mon gars C'est le vent qui t'appelle Prends le large mon gars Il est temps de partir Prends le large mon gars C'est le vent qui t'appelle Eh oh ! Les gars, au vent de la mer Eh oh ! Les gars chantant Prends le large mon gars Sur la vague jolie Ton bateau glissera Comme un grand goéland Prends le large mon gars Sur la vague jolie Eh oh ! Les gars, au vent de la mer Eh oh ! Les gars chantant Prends le large mon gars N'aie pas peur des tempêtes Prends le large, ton bras Est plus fort que la mer Prends le large mon gars N'aie pas peur des tempêtes Eh oh ! Les gars, au vent de la mer Eh oh ! Les gars chantant Prends le large mon gars C'est la vie qui t'appelle Hisse toutes les voiles Bonne route et bon vent Prends le large mon gars C'est la vie qui t'appelle Eh oh ! Les gars, au vent de la mer Eh oh ! Les gars chantant
Paroles : Michel
TONNERRE
Quinze marins sur le bahut du bord Yop la hop une bouteille de rhum A boire le diable avait réglé leur sort Yop la hop une bouteille de rhum Quand John Silver a pris le commandement Des marins et vogue la galère Il tient ses hommes comme il tient le vent Tout l'monde a peur d'Long John Silver Mais Bill le second du corsaire Le capitaine pris de colère Est revenu du royaume des morts Pour hanter la cage du trésor Essaye un peu d'le contrecarrer Et tu iras où tant d'autres sont allés Que'qu'un aux vergues et que'qu'uns par d'ssus bord Tout l'monde pour mourir les poissons d'abord Tous nous finirons par danser la gigue La corde au cou au pied des pendus Toi jeune Forrest et toi jeune Merick Si près du gibet qu'j'en ai l'cou tordu
C'était un fameux équipage A bord du Manchester Tous des forbans, des gars du large Commandés par Spencer Une chaîne dans l'eau, une jambe de bois C'était notre serment Quoi qu'il arrive on est avec toi Jusqu'au dernier tourment Reagan Dougan vous autres matelots A l'abordage le partage n'en sera que plus gros Tuez les tous pour leurs écus ou vous serez pendus A la plus haute vergue du mat comme un bourgeois cossu C'était un sacré ramassis de Sacrés pirates à la mer De fripouilles de tous acabits Ayant tué père et mère Voler et piller massacrer C'était notre métier Pour l'or l'argent il faut tuer Oh les gars pas de pitié Reagan Dougan vous autres matelots A l'abordage le partage n'en sera que plus gros Tuez les tous pour leurs écus ou vous serez pendus A la plus haute vergue du mat comme un bourgeois cossu Rouler dans l'ivresse et la fièvre Sans peur d'être pendu Notre cœur se nourrit de rêve Nos mains ont du sang dessus Pour une femme ou une injure On se battra demain Ne rêvons que de nouvelles captures Et de nouveaux butins Reagan Dougan vous autres matelots A l'abordage le partage n'en sera que plus gros Tuez les tous pour leurs écus ou vous serez pendus A la plus haute vergue du mat comme un bourgeois cossu |