Chansons de marins, d'hier et d'aujourd'hui

 

 

LES SOUS-MARINIERS

 

Mais après tout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Tra la la après une plongée rapide

Tu auras cessé de vivre

A mille mètres au fond des mers

Ce sera ton cimetière

 

Ils sont sur des mers étrangères

Des pauvres gars dont les matafs, dont les matafs

Qui chaque jour risquent leur vie

Sous-marinier oui nous voilà, oui nous voilà

Pour faire partie de cette élite

Il faut savoir boire et manger, boire et manger

Comme on n'est pas certain de vivre

Il faut savoir en profiter, en profiter

 

Mais après tout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Tra la la après une plongée rapide

Tu auras cessé de vivre

A mille mètres au fond des mers

Ce sera ton cimetière

 

Mais comme on n'a jamais eu de veine

Le sous-marin ne remontra pas, ne remontra pas

Au bout de huit jours plus d'une semaine

Dans les journaux on trouvera, on trouvera

Tous ces petits gars ces prolétaires

Qui par amour pour leur bateau, pour leur bateau

Ont un beau jour quitté leur mère

Pour s'en aller au fond des flots, au fond des flots

 

Mais après tout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Tra la la après une plongée rapide

Tu auras cessé de vivre

A mille mètres au fond des mers

Ce sera ton cimetière

 

Mais si un jour la vie s'arrête

Ta fiancée n'en mourra pas, n'en mourra pas

Au bout de six mois, plus d'un semestre

Un autre gars elle trouvera, elle trouvera

Et ta pauvre mère ignorante

A tout ce mal qui l'a comblée, qui l'a comblée

A la messe ira le dimanche

Se recueillir et pour prier, et pour pleurer

 

Mais après tout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Qu'est-ce qu'on s'en fout

Tra la la après une plongée rapide

Tu auras cessé de vivre

A mille mètres au fond des mers

Ce sera ton cimetière

 

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LES TERRE-NEUVAS

 

Paroles :  Gaston COUTE

 

Y faut qu' tout l'monde mange ici bas 

C'est-y pas vrai

Y faut qu' tout l'monde mange ici bas 

C'est-y pas vrai, les terre-neuvas

 

Nous autres si on part sur l'bateau 

C'est-y pas vrai

C'est pour faire manger nos petiots

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

Parfois l'un d'nous tombe à la mer

C'est-y pas vrai

Comme dans une grande gueule affamée

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

Tant pis pour lui le pauv'garçon

C'est-y pas vrai

Faut qu'ils mangent aussi les poissons

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

Les ceusses qui restent après ça

C'est-y pas vrai

S'mettent à pêcher ces poissons la

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

S'mettent à pêcher avec ardeur

C'est-y pas vrai

C'est pour engraisser l'armateur

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

Il faut qu'tout l' monde mange ici bas

C'est-y pas vrai

Y'a qu'nos petiots qui ne manges pas

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

Puisqu'on ne peche pas su'l' bateau

C'est-y pas vrai

De quoi faire manger nos petiots

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

Alors qu'est-ce qu on va foutre là-bas

C'est-y pas vrai

Alors qu'est-ce qu' on va foutre Là-bas

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

On va péché avec not' coeur

C'est-y pas vrai

C'est pour engraisser l'armateur

C'est-y pas vrai les Terre-neuvas

 

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LES TROIS MARINS DE GROIX

 

Nous étions deux, nous étions trois

Nous étions trois marins de Groix

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Mon matelot, le mousse et moi

Embarqués sur le Saint François

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Vint à venter grains de noroît

A faire céder notre mât

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Jean-Pierre, dis-je, matelot

Serrer d'la toile qu'il nous faut

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Ce failli temps mollira pas

Je prends la barre, vas-y mon gars

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Il est allé pour prendre un ris

Un coup de mer l'aura surpris

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Au jour j'ai revu son sabot

Il flottait seul là-bas sur l'eau

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Il n'a laissé sur not' bateau

Qu'un vieux bonnet et son couteau

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

Plaignez mon pauvre matelot

Sa femme avec ses trois petiots

Mon tra déritra la la la

Mon tra déritra la lère

 

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L'HARMONICA

 

Dans mon sac de matelot

J'ai mis tout c'que j'avais de plus beau

Souvenirs de tous pays

Bouteilles de rhum et de whisky

Une montre qui ne marche pas

Ma pipe et mon tabac

J'y ai mis l'harmonica

Qu'j'avais acheté à Malaga

 

Refrain :

Avec mon harmonica, je souffle le voile

A l'harmonica, l'harmonica

Pour naviguer la polka, écoutez ça les gars

Faut faire l'harmonica

 

Il m'accompagne partout

Une chanson prête à chaque trou

Il sait des tas de refrains

Dont la plupart sont des marins

A bord pendant les quarts, à bord

Il fait rêver les gars

Il leur parle de la terre

Et du pays de leurs amours

 

Du temps où j'étais pas manchot

Il faisait la cour dans les pays chaud

A une sombre beauté

Qui n'voulait pas s'laisser tenter

Sa peau et son corps était noirs

Elle ne voulait rien savoir

J'lui ai dit qu'j'étais matelot

Elle a criée : "Je suis perdue"

 

Cui qu'à composé cette chanson

C'est Henri Jacques, matelot de pont

Si elle est à votre goût

Les gars faut lui payer un coup

Avec sa mine de trafiquant

Faut lui rincer les dents

Offrez-lui un coup d'taffia

Et j'vous jure bien, il le boira

 

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LOGUIVY DE LA MER

 

Paroles : François BUDET

 

Ils reviennent encore à l'heure des marées

S'asseoir sur le muret, le long de la jetée

Ils regardent encore au delà de Bréhat

Respirant le parfum du vent qui les appelle

Mais il est révolu le temps des Terres Neuvas

La race des marins, chez nous ne s'en va pas

 

Loguivy de la mer, Loguivy de la mer

Tu regardes mourir les derniers vrais marins

Loguivy de la mer, au fond de ton vieux port

S'entassent les carcasses des bateaux déjà morts

 

Ils ont connu le temps où la voile était reine

Ils parlent des haubans, des focs et des misaines

De tout ce qui à fait le charme de leur vie

Et qui qu'ils emporteront avec eux dans l'oubli

Mais s'il s'est révolu le temps des cap-horniers

Il reste encore chez nous d'la graine d'aventurier

 

Loguivy de la mer, Loguivy de la mer

Tu regardes mourir les derniers vrais marins

Loguivy de la mer, au fond de ton vieux port

S'entassent les carcasses des bateaux déjà morts

 

Je n'ai jamais su dire ce que disent leur yeux

Perdus dans ce visage buriné par le vent

Ces beaux visages d'hommes, ces visages de vieux

Qui savent encore sourire et dire à nos vingt ans

Remettez vos cabans, et rompez les amarres

Allez-y l'avant, mais tenez bon la barre.

 

Loguivy de la mer, Loguivy de la mer

Tu regardes mourir les derniers vrais marins

Loguivy de la mer, au fond de ton vieux port

S'entassent les carcasses des bateaux déjà morts

 

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MARIN

 

Marin ta peau est douce emmène moi

Je veux revivre mon enfance

Marin, je vais mourir emporte moi

Je veux rentrer à Recouvrance

 

J'ai vu le port de Barcelone

Les bouges d'Anvers et de Tanger

A qui m'achète je me donne

Et tant qu'au mousse qu'au gabier

Marin c'est ma dernière escale

Une heure encore et c'est fini

Je ne verrai plus les draps sales

Et les murs crasseux des garnis.

 

Je sais Shanghai et Sumunan

Et Liverpool et Macao

Tous les bordels d'Amsterdam

Et tous les claques de Rio

Marin, mes bas sont ton escale

Pendant une heure, pendant huit jours

Viens oublie tout, viens mets les voiles

Vers la plus belle des amours

 

On m'a vendue à Baltimore

Et rachetée à Saigon

A qui voulait de mes trésors

Je n'ai jamais su dire non

Marin, c'est ma dernière escale

Ne t'en vas pas j'ai bien trop mal

Si tu savais comme j'ai mal

Si tu savais comme j'ai froid.

 

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MARINE

 

C'était un bateau qu'était grand qu'était beau

Ohé les matelots !

Il fendait les vagues, il fendait les flots

Ohé les matelots !

Sur la mer immense chantaient les matelots.

 

Partit en voyage aux pays lointains,

Ohé les matelots !

L'épée de Saint Jacques montrait le chemin

Ohé les matelots !

Sur la mer immense voguaient les matelots.

 

Un soir la tempête survint brusquement

Ohé les matelots !

Et tout l'équipage luttait dans le vent

Ohé les matelots !

Sur la mer immense, luttez les matelots !

 

Le vent à soufflé quatre jours et trois nuits

Ohé les matelots !

Et dans la tempête se sont endormis

Ohé les matelots !

Sous la mer immense dormaient les matelots.

 

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MARTINIQUAISE

 

Paroles : SOLDAT LOUIS

 

Devant l'éternel j'vous jure que j'en ai vu

Des grandes, des belles, des moches et des tordues

Tous les ports du monde ont chacun la leur

Celle qui vous plombent à 100 dollars de l'heure

Y'en a toujours une pour t'emballer le cœur

Une qu'est plus douce plus gentille qu'ses consœurs

Qui t'dit c'est ok, parfois je t'aime

Une qui t'promet d'attendre que tu reviennes

Mais qui s'gêne pas pour y r'tourner quand même

 

Martiniquaise partie niquer

Une Angolaise partie se faire angoler

Une Thaïlandaise faîte pour tailler

Une Mexicaine excitant l'mec cité

 

Dans ces bordels je peux dire que j'ai aimé

Les jouvencelles comme les vielles édentées

Pourvu qu'ça respire et pis qu'ça bouge

Et qu'ca m'fasse rire sinon c'est l'carton rouge

Mais chaque fois y'a une p'tite qu'est pas pareille

Qu'a les yeux plus grands qu'la mer et le ciel

Qui t'prend toute la tête comme un soleil

Qui t'fait la fête, qui connaît pas l'sommeil

Qui t'rend ta tête en prenant ton oseille

 

Armoricaine armoirisée

Une Brésilienne qui s'appelait Roger

Une Sicilienne qu'avait pas de frères

Une Irlandaise terminée à la bière

 

J'en ai tellement fait dans tous les pays

J'ai l'impression d'naviguer rue de Saint-Denis

De toutes les couleurs, de toutes les races

Y'a des p'tites soeurs qui ont laissées des traces

A chaque escale le grand amour m'attend

Quand j'craque j'fais pas semblant, je saute dedans

Pour peu qu'j'tienne une caisse, qu'j'y pense trop fort

J'suis comme un clebs fidèle jusqu'à le mort

A la tigresse qui s'occupe de mon corps

 

 

Bergère Allemande qui aboyait

Une portugaise qu'avait 60 balais

Une Égyptienne qui f'sait les fouilles

Une vénérienne qui refilait la chtouille

 

Cap sur les îles, cap sur les colonies

Une beauté black et j'repeuple les Antilles

Quelques chose s'enflamme à chaque fois

Pour une de ces dames j'ferais n'importe quoi

Pt'être même bien que j'arrêterais d'picoler

D'être marin et dev'nir quincaillier

Ne plus avoir qu'elle comme ciel de lit

Lui dire qu'elle est belle et qu'c'est pour la vie

Oublier le bordel indefinitly

 

Une Londonienne qu'était toute molle

Et une Tartare absolument mongole

Une Suédoise qui suait dur

Une miss Pôle nord ou un phoque j'suis pas sûr

 

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MATELOT

 

Matelot puisqu'il fait bon vent

Poussons ce soir la chansonnette

Matelot puisqu'il fait bon vent

Montons tous chanter sur l'avant

 

Et le chant du gaillard d'avant

Montera jusqu'à la dunette

Et le chant du gaillard d'avant

Égayera tout le bâtiment

 

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MON P'TIT GARCON

 

Paroles : Michel TONNERRE

 

Dans la côte à la nuit tombée

On chante encor' sur les violons

Au bistrot sur l'accordéon

C'est pas la bière qui t'fait pleurer

Et l'accordéon du vieux Joe

Envoie le vieil air du matelot,

Fout des embruns au fond des yeux,

Et ça t'reprend chaque fois qu'il pleut.

 

Mon p'tit garçon mets dans ta tête

Y'a qu'les chansons qui font la fête

Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne

J'en ai vu pousser des rengaines

De Macao à la Barbade

Ça fait un' paye que j'me balade,

Et l'temps qui passe a fait au vieux

Une bordée d'rides autour des yeux.

 

Allez, Joe, joue-nous d'l'irlandais

Qu't'as appris quand tu naviguais

Pendant ton escale à Galway

Du temps où t'étais tribordais.

Du temps où c'était pas la joie

D'veiller au grain dans les pavois

Les mains coupées au vent glacé

Sans même la force de fredonner.

 

Mon p'tit garçon mets dans ta tête

Y'a qu'les chansons qui font la fête

Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne

J'en ai vu pousser des rengaines

De Macao à la Barbade

Ça fait un' paye que j'me balade,

Et l'temps qui passe a fait au vieux

Une bordée d'rides autour des yeux.

 

Et y'a le temps qui mouille au-dehors

Dans la toiture y'a l'vent du nord

Les yeux des filles belles à aimer

Et la chanson qui t'fait pleurer.

Et même si t'as pas navigué

T'as le droit d'boire avec les autres

T'es quand même un frère de la côte

Et t'as même le droit d' la gueuler.

 

Mon p'tit garçon mets dans ta tête

Y'a qu'les chansons qui font la fête

Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne

J'en ai vu pousser des rengaines

De Macao à la Barbade

Ça fait un' paye que j'me balade,

Et l'temps qui passe a fait au vieux

Une bordée d'rides autour des yeux.

 

Quand on s'ra saouls comme des bourriques

On ira chanter sur les quais

En rêvant des filles du Mexique

Les chants des navires négriers:

"Hal' sur la bouline, envoyez ",

"Quand la boiteuse va t'au marché"

"Quand on virait au cabestan",

Et toutes les vieilles chansons d'antan.

 

Mon p'tit garçon mets dans ta tête

Y'a qu'les chansons qui font la fête

Et crois-moi depuis l'temps qu'je traîne

J'en ai vu pousser des rengaines

De Macao à la Barbade

Ça fait un' paye que j'me balade,

Et l'temps qui passe a fait au vieux

Une bordée d'rides autour des yeux.

 

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N'ENTENDS TU PAS SOUS TA FENETRE

 

N'entends tu pas sous ta fenêtre

Celui qui t'aime, ton quartier-maître

Je reviens du Tonkin ou j'ai fini

Heureux de te revoir ma jolie

 

J'ai quitter ma belle tonkinoise

C'est pour toi ma charmante Françoise

Tu étais la plus belle de l'île

Loin de toi je n'étais pas tranquille

 

Pour toi j'ai ramené de belles choses

De beaux foulards de soie, des blancs des roses

Un singe, une guenon, un éventail

Tout ça des souvenirs de Shanghai

 

J'ai quitter ma belle tonkinoise

C'est pour toi ma charmante Françoise

Tu étais la plus belle de l'île

Loin de toi je n'étais pas tranquille

 

Si tu veux au cœur de l'île rousse

Je te promènerai en pousse-pousse

Je te ferai connaître savamment

Ces lieux que les chinois adorent tant

 

J'ai quitter ma belle tonkinoise

C'est pour toi ma charmante Françoise

Tu étais la plus belle de l'île

Loin de toi je n'étais pas tranquille

 

Si tu ne descends pas alors je monte

Surtout ne rougis pas et n'ai pas honte

J'ai attendu longtemps pour te revoir

Je ne voudrai pas rester seul ce soir

 

J'ai quitter ma belle tonkinoise

C'est pour toi ma charmante Françoise

Tu étais la plus belle de l'île

Loin de toi je n'étais pas tranquille

 

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NOUS ETIONS TROIS MARINS

 

Nous étions trois marins

Tous trois natifs de Nantes lan la

 

Nous nous sommes embarqués

Pour les côtes d'Angleterre lan la

 

La mer était mauvaise

Les vents étaient contraire lan la

 

Ils nous ont rejetés

Sur les côtes de Cornouaille lan la

 

Près d'un moulin à vent

Nous avons fait naufrage lan la

 

Dans ce moulin l'y a

Trois jeunes demoiselles lan la

 

La plus jeune des trois

Nous fit la révérence lan la

 

Sitôt qu'elle m'a vu

M'a dit Je suis bien aise lan la

 

Je lui ai demandé

D'où vient la connaissance lan la

 

Ne te souviens-tu pas

De la ville de Nantes lan la

 

A Nantes et au marché

A choisir les bagues lan la

 

Bagues d'or et d'argent

Parlant de mariage lan la

 

Marions-nous tous deux

Mettons-nous en ménage lan la

 

Nous coucherons dans un lit carré

Tout gréé de dentelles lan la

 

Aux quatres coins du lit

Il y a quatre pomme d'oranges lan la

 

Mais dans le milieu du lit

Le rossignol y chante lan la

 

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NOUS IRONS A VALPARAISO

 

Hardi les gars, vire au guindeau

Good bye farewell ! Good bye farewell !

Hardi les gars, adieu Bordeaux

Hourrah ! Ho Mexico !

Ho ! Ho ! Ho !

Au Cap Horn il ne fera pas chaud

Haul away Hé ! Ou la tchalez !

A faire la pêche au cachalot !

Hale, matelot !

Hé ! Ho ! Hisse ! Hé ! Ho !

 

Plus d'un y laissera sa peau

Good bye farewell ! Good bye farewell !

Adieu misère, adieu bateau

Hourrah ! Ho Mexico !

Ho ! Ho ! Ho !

Puis nous irons à Valparaiso

Haul away Hé ! Ou la tchalez !

Où d'autres laisseront leurs os !

Hale, matelot !

Hé ! Ho ! Hisse ! Hé ! Ho !

 

Ceux qui r'viendront, pavillon haut

Good bye farewell ! Good bye farewell !

C'est premier brin de matelot

Hourrah ! Ho Mexico !

Ho ! Ho ! Ho !

Pour la bordée ils seront à flot

Haul away Hé ! Ou la tchalez !

Bons pour le rack, la fille, le couteau

Hale, matelot !

Hé ! Ho ! Hisse ! Hé ! Ho !

 

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NOUS SOMMES MARINS

 

Nous sommes marins au long cours

Embarqués sur le Marlboro

A charge de coton et de viande

A route de nouvelle Zélande

 

Sommes partis à Litteltown

Sous ordre du capitaine Anderson

Quand un coup de nord est méchant

Nous surpris sans l'abri sous l'vent

 

Notre misère de tous les jours

C'est notre pain quotidien

Notre misère de demain

Elle prend corps avec le jour

 

Avons lutté journées entières

Nuits et jours traînant sur le pont

Sans cesse balayé par la mer

Avons touché sur les hauts fonds

 

Pour me conduire sur les flots

J'ai pris Bretagne pour bateau

Sa misère et son gouvernail

Sa liberté gonfle les voiles

 

Notre misère de tous les jours

C'est notre pain quotidien

Notre misère de demain

Elle prend corps avec le jour

 

Fils de Lande

Ne soit pas sourd à la légende

Écoute Bretagne t' appelle

Demain renaîtra Jean Chapelle

 

Le barde des causes perdues

Et un barde qui perdu la vue

Au temps des fleurs et des semailles

Au temps des champs vêtus de paille

 

Notre misère de tous les jours

C'est notre pain quotidien

Notre misère de demain

Elle prend corps avec le jour

 

Sommes morts de froid et de faim

Assis sous le gaillard avant

Huit hommes avec le lieutenant

Dans cette foutue purée de poix

 

Rejaunis l'ajonc, sur la lande

Pour redorer notre blason

Rajeunis L'hermine de légende

Elle flotte au grand mât d'Artimon

 

Notre misère de tous les jours

C'est notre pain quotidien

Notre misère de demain

Elle prend corps avec le jour

 

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PAUVRE MARINIER

 

Paroles : J.F. LE HOUX

 

Voici mon navire qui nage

Il vient en ce havre aborder

Je lui donne toujours sa charge

De bon vin, si j'en puis trouver

 

Les bons garçons de ce rivage

M'attendraillent pour leur en donner

Mais par les pillards et l'orage

Las ! j'ai tout perdu sur la mer

 

Sur la mer sujette à naufrage

Je ne veux plus me hasarder

Des taulpes dessus l'héritage

J'aime mieux boire et me loger

 

Donnez, pour le mettre en courage

A boire au pauvre marinier

Les compagnons du navigage

Ne les veuillez pas oublier

 

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PETIT MARIN

 

Dans ton caban bleu et blanc

Tu es rentré sans savoir comment

As réussi à passer la coupée

Petit marin il est l'heure d'aller te coucher

 

Tes yeux se voilent

Tu as au moins trois grammes

Tu es plein, enivré

Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter

 

Et demain matin petit marin

Quand tu auras cuvé ton vin

Tu remettra ça, sans savoir pourquoi

Petit marin tu es un sacré raisin

 

Tes yeux se voilent

Tu as au moins trois grammes

Tu es plein, enivré

Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter

 

Et dans dix ans petit marin

Tu te diras comme le temps est loin

Où je pouvais mettre dans mon nez

Sans que mes mains tristement se mettent à trembler

 

Tes yeux se voilent

Tu as au moins trois grammes

Tu es plein, enivré

Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter

 

Et dans trente ans petit marin

Touque après touque tu auras fait ton chemin

Sans te soucier si ça te fait du mal

Petit marin tu finiras à l'arsenal

 

Tes yeux se voilent

Tu as au moins trois grammes

Tu es plein, enivré

Entends-tu les glaçons qui se mettent à tinter

 

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POLKA DES MARINS

 

Jean François pour aller au bal s'habille en amiral

Bottes et casaques, chapeau ciré

Jean François est paré

 

Savez vous les gars danser, danser la polka

Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser

 

Le vent qui souffle de partout accorde son biniou

Il ne sait pas beaucoup d'refrain

Mais ils sont tous marins

 

Savez vous les gars danser, danser la polka

Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser

 

La mer a du boire un coup d'trop elle qui ne boit que de l'eau

Elle saute à tort et à travers

La chemise à l'envers

 

Savez vous les gars danser, danser la polka

Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser

 

A coup de roulis à coup de tangage les matelots assoupis

Vont en mesure et bord sur bord

Avec le bout dehors

 

Savez vous les gars danser, danser la polka

Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser

 

Ça  manque de femmes mais on s'en fout on est mieux entre nous

Les filles malgré leur bon coup de rein

N'ont pas le pied marin

 

Savez vous les gars danser, danser la polka

Aimez vous valsez, la mer va vous faire danser

 

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PRENDS LE LARGE

 

Prends le large mon gars

C'est le vent qui t'appelle

Prends le large mon gars

Il est temps de partir

Prends le large mon gars

C'est le vent qui t'appelle

Eh oh ! Les gars, au vent de la mer

Eh oh ! Les gars chantant

 

Prends le large mon gars

Sur la vague jolie

Ton bateau glissera

Comme un grand goéland

Prends le large mon gars

Sur la vague jolie

Eh oh ! Les gars, au vent de la mer

Eh oh ! Les gars chantant

 

Prends le large mon gars

N'aie pas peur des tempêtes

Prends le large, ton bras

Est plus fort que la mer

Prends le large mon gars

N'aie pas peur des tempêtes

Eh oh ! Les gars, au vent de la mer

Eh oh ! Les gars chantant

 

Prends le large mon gars

C'est la vie qui t'appelle

Hisse toutes les voiles

Bonne route et bon vent

Prends le large mon gars

C'est la vie qui t'appelle

Eh oh ! Les gars, au vent de la mer

Eh oh ! Les gars chantant

 

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QUINZE MARINS

 

Paroles : Michel TONNERRE

 

Quinze marins sur le bahut du bord

Yop la hop une bouteille de rhum

A boire le diable avait réglé leur sort

Yop la hop une bouteille de rhum

 

Quand John Silver a pris le commandement

Des marins et vogue la galère

Il tient ses hommes comme il tient le vent

Tout l'monde a peur d'Long John Silver

 

Mais Bill le second du corsaire

Le capitaine pris de colère

Est revenu du royaume des morts

Pour hanter la cage du trésor

 

Essaye un peu d'le contrecarrer

Et tu iras où tant d'autres sont allés

Que'qu'un aux vergues et que'qu'uns par d'ssus bord

Tout l'monde pour mourir les poissons d'abord

 

Tous nous finirons par danser la gigue

La corde au cou au pied des pendus

Toi jeune Forrest et toi jeune Merick

Si près du gibet qu'j'en ai l'cou tordu

 

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REAGAN DOUGAN

 

C'était un fameux équipage

A bord du Manchester

Tous des forbans, des gars du large

Commandés par Spencer

Une chaîne dans l'eau, une jambe de bois

C'était notre serment

Quoi qu'il arrive on est avec toi

Jusqu'au dernier tourment

 

Reagan Dougan vous autres matelots

A l'abordage le partage n'en sera que plus gros

Tuez les tous pour leurs écus ou vous serez pendus

A la plus haute vergue du mat comme un bourgeois cossu

 

C'était un sacré ramassis de

Sacrés pirates à la mer

De fripouilles de tous acabits

Ayant tué père et mère

Voler et piller massacrer

C'était notre métier

Pour l'or l'argent il faut tuer

Oh les gars pas de pitié

 

Reagan Dougan vous autres matelots

A l'abordage le partage n'en sera que plus gros

Tuez les tous pour leurs écus ou vous serez pendus

A la plus haute vergue du mat comme un bourgeois cossu

 

Rouler dans l'ivresse et la fièvre

Sans peur d'être pendu

Notre cœur se nourrit de rêve

Nos mains ont du sang dessus

Pour une femme ou une injure

On se battra demain

Ne rêvons que de nouvelles captures

Et de nouveaux butins

 

Reagan Dougan vous autres matelots

A l'abordage le partage n'en sera que plus gros

Tuez les tous pour leurs écus ou vous serez pendus

A la plus haute vergue du mat comme un bourgeois cossu